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Un inventeur malien crée le NOPEL : une machine à voter

La 7e génération du Nouveau procédé électoral (NOPEL), la machine à voter de l’inventeur malien Alpha Sidiki Cissé, a été présentée, le samedi 20 février, au Centre malien de la Promotion de la propriété intellectuelle (CEMAPI). Les journalistes, les politiques et autres curieux ont pu tester la fonctionnalité du dispositif de vote.

Un plateau métallique rond entièrement recouvert. A l’intérieur, des boitiers posés côte à côte, flanqués au nom du logo des partis politiques. Du côté de l’isoloir, une partie vitrée permet à l’électeur de choisir un candidat, un parti ou de voter blanc, selon son choix.

Machine à voter, (NOPEL)

A l’aide d’un bâtonnet en fer, l’électeur fait son choix. Le plateau métallique est alors tourné jusqu’au niveau de l’urne où le bâtonnet est automatiquement bloqué sous l’effet d’un aimant. Pour terminer, l’électeur glisse un bulletin dans l’urne correspondant à son choix. Le vote est fait. L’invention a été brevetée par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), en mars 2005.

« Le dispositif n’a pas besoin d’électricité », a indiqué l’inventeur Alpha Sidiki Cissé. Le Nopel « automatise » le système traditionnel de vote. L’ancien système, explique Alpha Sidiki Cissé, comporte au moins 13 insuffisances décelées par l’inventeur et son équipe. Parmi ces insuffisances, l’inventeur démontre que le candidat ou le parti en première position sur le bulletin de vote a plus de chance de remporter les élections.

Aussi, les bulletins nuls, près de 400 000 à la présidentielle de 2013, sont désormais un mauvais souvenir avec le Nopel.

-Lire aussi – Sékou Amadou Traoré: l’inventeur malien qui détient 08 brevets d’inventions de l’OAPI

« Pour se développer, chaque pays doit compter sur son génie local », a indiqué Foutamata Siragata Traoré, directrice du Centre malien de la Promotion de la propriété intellectuelle. Le rôle du CEMAPI, a-t-elle ajouté pour justifier la cérémonie, est de faire en sorte que les inventions nationales soient connues.

« Le problème ce n’est pas l’invention, c’est l’administration qui décide », indique Anthioumane N’Diaye, ancien ministre et ancien directeur général de l’OAPI, « surpris » que l’invention reconnue internationalement ne soit pas encore utilisée au Mali. « Soyons réaliste ! », se résigne Anthioumane N’Diaye. Et d’ajouter : « Chaque parti veut gagner les élections, peu importe la manière ».

Mamadou TOGOLA |JSMT.ORG

Titulaire d'un diplôme de formation en alternance de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, je suis passionné par les sujets scientifiques. Contactez-moi par mail: mamadou.togola@jstm.org

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