Agriculture, AGRICULTURES, LES BREVES

Technologie Agricole: histoire des agriculteurs maliens talentueux et ingénieux!


NB: Ce texte est une contribution. Seul le titre est de la rédaction


Oumar Koné est agriculteur dans son village de Diamballa dans la région de Sikasso mais le terme d’innovateur lui sied aussi à merveille. C’est un participant des champs écoles-paysans (CEP) du projet Diffusion à grande échelle des technologies d’Africa RISING pour les systèmes de production de sorgho et de mil (ARDT_SMS). Ce projet est financé par l’USAID dans le cadre de l’initiative Feed the Future (FtF) et mis en œuvre par l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) et ses partenaires au Mali depuis 2014.

M. Oumar Koné a profité de sa formation en microdosage pour créer sa propre technologie. Il a utilisé les bénéfices réalisés pour aider sa communauté. Photos. ICRISAT.

Lorsqu’il rejoint son école champ-paysan, Oumar Koné déploie toute son énergie et ses capacités pour apprendre les meilleures pratiques agronomiques. Très concentré et soucieux du détail, il ne s’est pas limité à apprendre ses leçons. Comme un bon élève, il s’est révélé très assidus pour en faire plus avec les connaissances acquises. Pendant la formation, la technologie de la micro dose des engrais utilisée pour la fertilisation des champs, en particulier attira son attention.

Le microdosage des engrais n’est pas une nouvelle technologie au Mali et en Afrique de l’Ouest en général. Bien que les résultats aient montré une augmentation constante du rendement, les agriculteurs ont signalé que la technologie était laborieuse. Pour améliorer l’usage de la technologie, les chercheurs ont envisagé de nombreuses alternatives.

Oumar a su trouver sa propre voie, par l’usage de nouvelles idées pour créer un modèle afin d’adapter la technologie à ses besoins. «J’ai pensé à un semoir mécanique multifonctionnel avec neuf trémies pour le placement d’engrais y compris des semences du mil, du sorgho et de coton», affirme Oumar.  Avec cette idée, il s’est rapproché notamment d’un forgeron du village.  Ensemble ils ont essayé de fabriquer différents modèle de la machine qu’il avait imaginée. «Nous avons continué d’essayer jusqu’à ce que nous ayons un bon modèle de semoir satisfaisant à nos yeux. C’est un semoir multifonctionnel qui peut cultiver jusqu’à 5 hectares par jour. Grâce à cette machine, j’ai réduit la quantité d’engrais appliquée par hectare, la main-d’œuvre employée et le temps consacré au semis. Auparavant, j’avais besoin des services de cinq personnes pour semer un hectare par jour dans mon champ; maintenant, deux personnes avec cette machine peuvent couvrir un hectare en seulement deux heures. En conséquence, j’ai pu augmenter ma superficie cultivée de 20 hectares à 40 hectares par an. De plus, j’ai loué cette machine à d’autres producteurs »

Ce qui a commencé par une simple parcelle de formation et de démonstration dans le cadre d’un champ école a permis à Oumar d’innover dans l’application d’engrais et de doubler dès  lors sa production agricole.  « Je profite des avantages de la location de cette machine. L’augmentation de ma propre production avec des variétés améliorées de sorgho (Grinkan, Sewa et Fadda) au cours des trois dernières années m’a permis de gagner jusqu’à 5 000 000 FCFA  », se réjouit-il….lire la suite gratuitement dans le magazine.

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