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Semaine européenne de la diplomatie climatique: La révision du Profil environnemental du Mali au cœur des échanges

L’Atelier de restitution des résultats préliminaires sur la révision du Profil environnemental de pays du Mali (PEP) a eu lieu, ce jeudi 26 septembre, à l’hôtel Salam de Bamako. L’activité qui a lieu dans le cadre de la Semaine européenne de la diplomatie climatique, a été marquée par la présence des représentants de l’Ambassade de Suède, de la Délégation européenne et de plusieurs personnalités.

«Laggravation de la pollution notamment à Bamako est le facteur qui a mis en évidence la révision du PEP», affirme Véronique Bruzon, consultante en Climat-Environnement- Développement. Aux dires de l’experte, il y a des particules qui sont trois à dix fois supérieures aux normes de l’OMS. Cet atelier est donc destiné à évaluer les pressions anthropiques sur l’environnement, identifier les opportunités et contraintes en lien avec la politique nationale de protection de l’environnement. Il consiste à actualiser les données et disposer des observations à intégrer au rapport final.

«L’état de l’environnement notamment la qualité de l’air, la dégradation des sols, dégradation des ressources en eau, la biodiversité doivent être revus», indique Mme Véronique Bruzon. Ainsi au Mali, 25 milliards de m3 d’eau sont utilisés par an. 94% de cette quantité d’eau est utilisée dans l’irrigation et seulement 3,1% servent à la consommation en eau potable. Autre constat qui justifie l’actualisation du PEP Mali, il a été constaté que le carbone est quatre fois supérieur à la valeur limite annuelle ce qui s’explique, selon l’étude, par la multiplication des différents moyens de transports.

Tous ces différents facteurs ont un impact socio-économique sur l’état de l’environnement. Entre 2011 et 2016, la pauvreté a augmenté de 5,1% pour atteindre 46,8% de la population. Aussi les maladies diarrhéiques ne cessent d’augmenter surtout chez les enfants à cause de la mauvaise qualité de l’eau. 113,9 cas/1000 enfants en 2016 contre 60,2 cas/1000 en 1998. A cause de la mauvaise qualité de l’air 84 cas de problème respiratoire ont été détectés en 2016 contre 51 cas 1998, sur une population de 1000 enfants.

A sa sortie de l’atelier, Mahamoudou wadidié, directeur de l’Agence de Développement Régional de Bamako salue l’initiative: «C’est une action avant-gardiste qui interpelle tous les citoyens, sociétés civiles, autorités. C’est une semaine qui doit être rééditée chaque année. Car, l’on doit avoir un regard rétrospectif sur le passé pour mieux protéger l’avenir».

 

Koundé Cissé|JSTM.ORG

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