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Promotion de la Recherche scientifique : Dix jeunes chercheurs étaient en compétition à Bamako

L’Agence universitaire de la francophonie (AUF) a mis en compétition dix jeunes chercheurs maliens , ce samedi 17 Juillet, à l’Institut des sciences politiques, relations internationales et communications (ISPRIC), dans le but de vulgariser leurs travaux de recherche en seulement trois minutes.

Monter sur scène et vaincre par son éloquence, et sa posture, montrer la pertinence de son thème de recherche au public, en 180 secondes ou trois minutes.  Tel était l’exercice auquel étaient soumis dix (10) doctorants maliens devant un jury composé de quatre  membres. Ce jury était présidé par le Pr Famagan Oulé Kanté, recteur du Centre Delta-C de Bamako.

L’objectif de ce concours, indique Amadou Mahamane, Directeur du Campus numérique francophone de Bamako, est de faire la promotion de la recherche et de soutenir les jeunes doctorants à pouvoir partager les résultats de leurs recherches avec un grand public. « C’est un bel exercice de recherche scientifique mais aussi, un exercice de promotion de la langue française puisque le concours se fait en français » précise-t-il.

Aux dires du Dr Mohamed Gakou, directeur général de l’ISPRIC, « Soutenir une thèse en 180 secondes est un meilleur exercice pour comprendre soi-même sa thèse. C’est un exercice extrêmement rigoureux, un exercice très difficile, mais utile, car il faut arriver à résumer une thèse de plus d’une centaine de pages en seulement 3 minutes.»

Au cours de ce concours, les candidats ont à tour de rôle, présenté leurs thèses dans différents domaines à savoir : l’agriculture, l’environnement, l’économie, la santé.

Nous consommons trop d’antibiotiques 

Judicaël Ouédraogo, Vainqueur du concours ma thèse en 180 secondes du Mali

Après la délibération du jury, le premier prix est revenu à Judicaël Ouédraogo  avec 15 de moyenne sur 20. Il a exposé sur « L’étude de l’émergence, sources et prévention de la résistance aux antimicrobiens au Mali à travers les flux de gènes entre les humains, les animaux et l’environnement. »

Interrogé par JSTM, Judicaël Ouédraogo explique le choix de ce thème. «De nos jours la résistance aux antibiotiques est une pandémie silencieuse par ce que nous faisons face à des maladies infectieuses qui sont difficiles à soigne même avec les antibiotiques les plus puissants. Et cela est dû à nos comportements, car, nous consommons trop d’antibiotiques. »

«Donc, dans mes travaux de recherche, j’essaie de comprendre les gènes de résistances qui circulent au Mali, leur mode de dissimilation entre les animaux, les humains et l’environnement » précise le doctorant Judicaël Ouédraogo qui représentera le Mali en France pour la grande finale internationale du concours.

Yacouba SANGARE | JSTM.ORG

Passionné par les sciences, et relations humaines, je partage avec vous les nouvelles découvertes, des situations les plus insolites aux dossiers les plus intéressants.

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