Revue malienne des science juridiques, politique et économiques de Bamako n° 2 – 2016

(2 avis client)

CFA

Bakary Camara,
maître de conférences agrégé des Facultés de droit,
doyen de la Faculté de droit public (FDPU)

Désormais, à l’Université des sciences juridiques et politiques de
Bamako, nous nous proposons, chaque année, de nous adonner à cet exercice
pour permettre à nos enseignants chercheurs de publier des articles en vue de
leur avancement en grade. Nous nous proposons de publier deux numéros
par an : un numéro qui sera alimenté par les actes de colloque retravaillés
sous forme d’articles scientifique de fonds, et un second numéro qui recevra
essentiellement des articles proposés par les collègues du Mali, de la sousrégion
et d’ailleurs.
Mesdames et messieurs les organisateurs, chers invités, il est important de
vous informer que dans la planification des activités pédagogiques et
scientifiques de la Faculté de droit public, une série de conférences est
prévue : ces conférences sont programmées sur toute l’année académique.
Soit une conférence par mois. Elles seront animées par les enseignants
chercheurs et d’autres spécialistes venant d’ailleurs. Les thèmes présentés et
discutés feront l’objet d’une évaluation externe ou interne en vue de leur
publication dans notre revue.
Mesdames et messieurs, chers invités, je suis persuadé que le thème
choisi cette année va avoir un rayonnement qui dépasse l’Université. En
effet, les juristes positivistes présentent simplement le droit comme étant
l’expression de la volonté du législateur. Mais au-delà de cette acception trop
étroite, il semble que la société dans ses diverses manifestations produit aussi
le droit, parce que le droit est d’abord le produit du milieu, donc un
phénomène social. Le droit est donc porteur des valeurs, des cultures et des
traditions de son environnement. C’est ainsi que la règle de droit doit être
recherchée dans des phénomènes qui, comme l’inversion sociale dans ses
différentes manifestations semblent heurter le bon ordre alors qu’en euxmêmes
ils sont restaurateurs et garants de l’ordre.
Dans les sociétés traditionnelles africaines comme dans les sociétés
européennes et caribéennes, l’inversion sociale est un phénomène à
dimensions multiples, une institution à caractère politique, sociale et même
judiciaire, qui périodiquement semble instaurer le chaos pour purifier l’ordre
et rétablir l’équilibre entre les forces naturelles et/ou surnaturelles.
L’ordre et le désordre social sont liés à une situation d’équilibre du
pouvoir politique surtout. Ce sont l’ensemble de ces situations, connues et
inconnues, qui font l’objet de cette recherche, de ce colloque en vue
d’enrichir le droit, qui est lui-même, on en convient, multiple. Voilà pourquoi
il s’agit, ici, d’un désordre momentané, voulu, issu des coutumes, des
traditions et qui peut être relativement long selon les circonstances.

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2 avis pour Revue malienne des science juridiques, politique et économiques de Bamako n° 2 – 2016

  1. DEMBELE IDRISSA

    Vu très pertinent!

  2. KOMINA

    Très pertinent !

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