Gouvernance Universitaire au Mali – Rapport d’Evaluation (2010)

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Dans tous les pays modernes, l’enseignement supérieur bien compris est le lieu majeur de rencontre des intelligences et où l’intelligence appelle l’intelligence. Il joue à ce titre le rôle d’acteur du développement. Il est considéré comme un investissement pour l’avenir et non un boulet ou une simple dépense. Cela ne s’est pas fait sans mal. Des réformes ont été engagées qui ont permis de faire évoluer les habitudes, les comportements, les méthodes de travail et les modes d’organisation de ses structures. Au Mali, malgré les concertations nationales et les divers rapports d’experts, l’enseignement supérieur n’a pas vraiment pu ou n’a pas su se réformer pour améliorer son efficacité, son efficience et sa pertinence. Au-delà de la qualification avérée des nombreux acteurs, responsables et agents de ce secteur, il apparaît aux yeux de tous que le système est tiré vers le bas, tant les mauvaises habitudes persistent et perturbent son fonctionnement, par un mode de gouvernance inefficace et une absence de vision stratégique. C’est dans ce contexte que le Gouvernement du Mali, avec l’appui de la Banque mondiale et d’autres partenaires, envisage la perspective de réformer de façon globale et plus profonde le secteur de l’enseignement supérieur afin de le mettre à niveau et de le redynamiser. Il y a quelques mois par exemple, une conférence autour de ce thème et sur celui de la mise sur pied d’une université régionale à Ségou a eu lieu entre les acteurs et les partenaires de l’enseignement supérieur. C’est d’ailleurs à la suite de cela qu’une équipe d’experts de l’Institut Panafricain de Gouvernance Universitaire (IPAGU) a été mandatée afin de produire la présente étude. Elle était composée du Professeur Bonaventure Mvé-Ondo, Vice-recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et Directeur de l’Institut Panafricain de la Gouvernance Universitaire (IPAGU), du Professeur Mustapha Bennouna, Président de l’Université Abdelmalek Essâadi Tétouan-Tanger (Maroc) et du Professeur Jacques Frémont, ex Provost et Vice-recteur de l’Université de Montréal (Québec, Canada). L’équipe d’experts a effectué une mission à Bamako du 9 au 15 octobre 2010 au cours de laquelle elle a eu l’occasion de rencontrer les principaux acteurs, responsables et intervenants maliens, mais aussi les bailleurs de fonds en matière d’enseignement supérieur. Le présent rapport est remis aux autorités politiques du Mali, au premier chef, à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Madame Siby Ginette Bellegarde, et aux bailleurs de fonds qui l’ont commanditée. la troisième partie du Rapport présente de façon plus formelle les éléments de l’édifice normatif qui doit soutenir la réforme de l’enseignement supérieur au Mali.

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