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Mali: Les enfants mis au cœur de la lutte contre le changement climatique

Le Parc national de Bamako a abrité, ce jeudi 23 janvier, le lancement du projet de «Renforcement de la Résilience, du Système Éducatif comme alternative de Prévention et de Lutte contre les Changements Climatiques ». C’était sous la présidence de Housseini Amion Guindo, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du développement durable et de la présence de Moez Chakchouk, Sous-directeur général de la communication, information de l’Unesco Paris.

Faisant partie des pays du grand Sahara, le Mali est l’un des pays sahéliens qui subit une forte dégradation de l’environnement, dû à sa situation géographique. Cette détérioration de la biodiversité et de l’écosystème constitue l’un des facteurs contributifs de l’insécurité alimentaire dans le pays. Cela démontre de la part des pays sahéliens que des mesures soient prises, pour sensibiliser et éduquer les populations en matière d’environnement et de changement climatique.

« Changeons les mentalités, pas le climat ! » a été la devise de l’UNESCO pendant la COP 21. Ainsi, l’UNESCO et ses partenaires entendent appuyer le Gouvernement du Mali, à redynamiser le programme d’éducation environnementale et renforcer la résilience des populations vulnérables, à mieux faire face aux effets négatifs de changements climatiques.

Au Mali, le gouvernement a mis en place, le « Fond Mali » dont l’objectif est, selon le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable « d’aider le pays à financer les interventions de développement stratégique afin de faire face aux effets néfastes de changement climatique ». Avec 24 projets et programmes financés pour un montant global de 12,56 milliards de Fcfa, le programme touche actuellement 186 communes à travers le Mali.

Selon Oumou Dicko, Spécialiste de programme sciences au bureau de l’UNESCO à Bamako, le projet de « Renforcement de la Résilience, du Système Éducatif comme alternative de Prévention et de Lutte contre les Changements Climatiques » vise d’abord à renforcer la place et le rôle de 100 structures scolaires du formel et du non formel dans la prévention et la lutte contre les changements climatiques ; ensuite, de vulgariser les techniques et technologies de protection et restauration des sols et renforcer les capacités de 100 structures éducatives dans leur application; enfin, de favoriser la mise à disposition de 250 tonnes initiales de semences améliorées aux apprenants et membres des organes de gestion, des structures du formel et du non formel, à travers la mise en place d’un mécanisme communautaire d’approvisionnement.

Housseini Amion Guindo, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du développement durable tenant le micro pour son allocution à sa droite, Moez Chakchouk, Sous-directeur général de la communication, information de l’Unesco Paris.

«C’est un projet d’information, d’éducation, de communication en faveur du corps enseignant, des éducateurs, des scolaires, de l’éducation formelle et non formelle, des instances de gestion de l’école et de la direction nationale de la pédagogie afin de placer le changement climatique au cœur des apprentissages», a appuyé Moez Chakchouk, Sous-directeur général de la communication, information de l’Unesco Paris.

Il faut vite agir…

Le dernier rapport de la plateforme intergouvernemental sur la biodiversité et les services écosystémiques montrent que 75% de l’environnement terrestre, 66% de l’environnement marin et 50% des cours d’eaux sont désormais altérés par les activités humaines. Les cinq principaux coupables sont clairement identifiés dans le texte sur lequel ont travaillé 450 experts pendant trois ans : dans l’ordre, l’utilisation des terres (agriculture, déforestation), l’exploitation directe des ressources (pêche, chasse), le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives.

Dans les pays du sahel, ces menaces connaissent une acuité particulière, d’une part du déséquilibre climatique qui favorise le processus de désertification et d’autre part le processus de destruction, de déséquilibre des écosystèmes sahéliens. Heureusement, il existe des solutions. Aux dires du Sous-directeur général de la communication, information de l’Unesco Paris, « il faut éduquer les populations en matière d’environnement et de changement climatique. Pour être efficace, l’éducation environnementale doit toucher toutes les catégories sociales et tous les âges ».

De nombreuses études, et recherches, explique Moez Chakchouk, ont démontré que les enfants doivent être ciblés en priorité. Ils sont particulièrement plus réceptifs en message et à l’environnement, et en changement climatique. Les enfants sont aussi l’un des meilleurs moyens d’atteindre les adultes.

Photo à la une: Formation artistique des clubs vert lors de la journée européenne de la diplomatie climatique (Photo d’illustration). Crédit Photo : Abel A./JSTM

Mardochée BOLI|JSTM.ORG

Passionné par les sciences, et relations humaines, je partage avec vous les nouvelles découvertes, des situations les plus insolites aux dossiers les plus intéressants.

1 Comment

  1. J’aimerai correspondre avec ceux qui s’interessent aux recherches de l’impact Eu changement climatique sur les cultures

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