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LMI DynPathos : Un laboratoire créé par l’IRD au Mali

Installé au sein du Laboratoire de biologie moléculaire appliquée, à Bamako, le Laboratoire Mixte International (LMI Dyn-Pathos) a été créé, par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), pour étudier les maladies des cultures (riz, coton) afin d’améliorer leurs rendements. Et, d’examiner la santé des agriculteurs constamment exposés aux pesticides de synthèse chimique et les risques environnementaux.

« La première mission du Laboratoire Mixte Internationale Dynamique Spatiale des Agents Pathogènes et Risques sur la Santé en Zone Rurale au Mali (LMI Dyn-Pathos) est d’évaluer à partir des données spatiales (images satellites à hautes résolutions et drones) l’altération de la chlorophylle afin de déterminer les facteurs liés à cette altération due aux pathogènes, aux doses inadéquates de pesticides ou à des phénomènes abiotiques dans le temps et l’espace », explique à JSTM, le Pr Ousmane Koïta, Codirecteur du laboratoire.

C’est un laboratoire composé de plusieurs institutions du Mali à savoir: le Laboratoire de Biologie Moléculaire Appliquée, de l’Université des sciences, des Techniques et Technologies de Bamako (USTTB); la Faculté de Géographie de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) et l’Institut d’Economie Rurale (IER).

Aux dires de Dr Marjorie Le Bars, Chargée de Recherche à l’IRD et Codirectrice du LMI Dyn-Pathos, le tout nouveau laboratoire équipé de matériels de pointe, est aussi chargé « d’examiner les risques sanitaires d’exposition des paysans aux pesticides et les risques environnementaux. » Pour cela, une base de données sur les pesticides dédiés aux différentes cultures permettra d’évaluer, selon les critères de toxicité des matières actives, les risques de toxicité aigüe et chronique sur la santé et sur l’environnement en déterminant la mobilité, la persistance, ou la bioaccumulation des matières actives dans les sols.

Les travaux de recherche seront associés à des approches de modélisation, afin d’envisager et de tester des scénarios d’évolution, dans le temps, en tenant compte des aléas climatiques et des stratégies des agriculteurs en termes de pratiques culturales.

Un labo financé par l’IRD

« C’est suite à un appel à candidature de l’IRD, que le LBMA a été retenu pour abriter le LMI Dyn-Pathos pour une durée de 5 ans », se réjouit le Pr Ousmane Koïta. Nos équipes mises en place, poursuit-il,  mèneront des travaux de recherche pour estimer le rendement au champ en rapport avec l’altération de la chlorophylle avec les approches de télédétection et les effets nuisibles des pesticides sur les applicateurs . Alors, des pesticides plus biologiques et surtout endogènes seront recherchés pour le changement du paradigme actuel dans la lutte contre les pathogènes des plantes au niveau national.

Interrogé par JSTM au sujet du budget du laboratoire, Pr Ousmane Koïta affirme : « C’est notre dynamisme qui déterminera le budget du laboratoire. »Toutefois ajoute la Codirectrice du LMI Dyn-Pathos, Dr Marjorie Le Bars, l’IRD participe à hauteur de 40 000 euros par an dans le projet.

A long terme….

Les objectifs scientifiques du LMI sont de structurer et pérenniser une approche intégrée qui regroupe les domaines de la santé, de la géographie et de l’environnement au Mali dans un contexte de forte variation climatique. Le projet vise aussi le renforcement des activités de recherche des structures nationales de recherche et de formations en associant d’une part, l’Institut d’Economie Rurale (IER), l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) et l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB).

**Légende photo à la une: Ibrahim Keita spécialiste du séquençage au LBMA


Attention: La reprise de cet article, même partielle, sans l’autorisation écrite du JSTM est passible de poursuite judiciaire.


Cet article a été redigé par Mariama Diallo|JSTM.ORG

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Cet article a été approuvé pour publication par le rédacteur en chef Mamadou Togola

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