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Le Malien Ousmane Koïta nommé membre du comité scientifique Covid-19 à l’IRD

L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a mis en place depuis début avril 2020, un comité scientifique interdisciplinaire et partenarial COVID-19, composé de 8 chercheurs, dont quatre scientifiques africains, pour faire face à la crise sanitaire qui secoue le monde.

« La nomination d’Ousmane Koïta dans ce comité scientifique interdisciplinaire est une fierté. Car il pourra faire remonter les préoccupations de l’Afrique de l’ouest et celles du Mali en particulier », se réjouit Laurent Vidal, Représentant de l’IRD au Mali. Interrogé par JSTM, le Directeur du Laboratoire de Biologie Moléculaire Appliquée à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, Pr Ousmane Koïta explique que « Le comité scientifique interdisciplinaire et partenarial COVID-19 a pour mission de conseiller la gouvernance de l’IRD sur les décisions à prendre en relation avec la pandémie, et de favoriser la coordination des actions scientifiques de l’Institut face à l’urgence sanitaire actuelle ».

« Ce comité n’a pas vocation à opérer des arbitrages, attribuer des financements », a éclairci Philippe Charvis, directeur délégué à la Science à l’IRD, dans une note envoyée à JSTM. Mais, c’est un catalyseur de l’action de l’IRD qui doit recenser, appuyer et mettre en relation les porteurs de projets de recherche liés à la crise de la COVID-19.

Mobilisé pour conseiller la gouvernance de l’IRD, poursuit Philippe Charvis, le comité est d’ores et déjà à pied d’œuvre pour fédérer et coordonner des équipes issues de divers champs scientifiques, œuvrant sur différents terrains. Il pilote en effet le lancement d’un projet de recherche financé par l’AFD, dans le cadre du consortium REACTing (REsearch and ACTion targeting emerging infectious diseases), au Cameroun, en République démocratique du Congo, au Bénin et en Guinée. Ce projet comporte trois composantes : l’amélioration des capacités de diagnostic, l’étude de la dynamique de l’épidémie et la prise en compte des déterminants sociaux pour mieux répondre à l’épidémie.

Une équipe impliquée

Cette « task force » est pilotée par Flore Gubert, directrice du département « Sociétés et mondialisation » et Yves Martin-Prével, directeur du département « Santé et Sociétés » de l’IRD. Le comité est à moitié composé de chercheurs africains : la socio-anthropologue Fatoumata Hane du Sénégal, le biologiste parasitologue Ousmane Koïta du Mali, la biologiste moléculaire Francine Ntoumi de la République du Congoet le professeur de Santé Publique Abdoulaye Touré de la Guinée. L’autre moitié de l’équipe est constituée de quatre personnalités scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement, tous impliqués dans l’étude du Coronavirus et plus généralement des risques infectieux émergents en Afrique, en Asie et en Amérique Latine.

Ils fournissent un appui au diagnostic de la maladie, à la surveillance épidémiologique, aux réponses des systèmes de santé et contribuent largement aux projets scientifiques collectifs destinés à apporter des éléments de réponses à la pandémie et d’anticiper le changement.


Attention: La reprise de cet article, même partielle, sans l’autorisation écrite du JSTM est passible de poursuite judiciaire.


Mardochée BOLI | JSTM.ORG

Passionné par les sciences, et relations humaines, je partage avec vous les nouvelles découvertes, des situations les plus insolites aux dossiers les plus intéressants.

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