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Journée internationale des forêts: 100 000 hectares de forêts dévastés chaque année au Mali

A l’instar du monde entier, le Mali a célébré, ce 21 Mars, la Journée internationale des forêts. Une occasion de célébrer la forêt dans sa diversité et faire prendre conscience de l’importance des forêts. Le thème, cette année est: «les forêts et la biodiversité».

Une forêt est une association d’arbres biologiquement interdépendant au cours de leur évolution et exerçant une influence sur le milieu dans un territoire plus ou moins grand. La forêt est avant tout un rempart contre la dégradation des terres et la désertification. La préservation et l’accroissement des superficies forestières sont des leviers important de réduction de la pauvreté et de la résilience de l’économie malienne. Dans un rapport intitulé «Le Mali : programme pour la mobilisation de “financements rapides” dans le cadre de la lutte contre le changement climatique», produit par le Programme des Nations-Unies pour le développement, en septembre 2011. Il ressort que le bois de chauffe et le charbon de bois, qui proviennent dans leur intégralité des formations forestières, représentent environ 80% de la consommation énergétique nationale.

La forêt fournit  des matériaux de construction ainsi que des produits ligneux tels que le karité et la gomme arabique. Pourtant, les forêts classées au Mali font l’objet d’occupation anarchique entraînant leur dégradation. Les facteurs principaux de dégradation des forêts sont entre autres: la surexploitation des forêts à des fins énergétiques et de pâturages, la coupe des bois, les feux de brousse et la sécheresse. Au Mali, on enregistre une perte de 100 000 hectares par an, avait indiqué le ministre de l’Environnement, Housseini Amion Guindo, au cours d’une campagne de reboisement. Pourtant depuis janvier 1986, il y a une loi «N° 86-42/AN-RM PORTANT CODE FORESTIER», qui protège les forêts au Mali.

Malgré toutes ces contraintes, le service forestier avec des moyens limités, continue d’entreprendre des missions de sensibilisation. Aussi de contrôler l’exploitation des ressources forestières et fauniques au Mali. Des initiatives de reboisement sont également entreprises par tous les acteurs (État, société civile…) pour restaurer certains espaces dégradées. Le reboisement est la plantation d’arbres sur des terrains, autrefois occupé par des forêts mais qui ont été transformés et utilisés à des fins diverses. Les types de plantation utilisés au Mali sont : les productions de bois et de biocarburant, les plantations d’alignements, les espèces vertes et les plantations d’agroforesterie. Le reboisement permet de lutter contre la déforestation, améliorer le couvert végétal, séquestrer le gaz carbonique par photosynthèse d’où une réduction des émissions de gaz à effet de serre et préserver la diversité biologique.

Quelques espèces protégées par la loi N° 86-42/AN-RM PORTANT CODE FORESTIER

La loi dans son Article 37 établit les espèces qui sont et demeurent protéger les essences forestières. Elles sont : Elaeis guineensis Jacq appelé le palmier à huile, Borassus aethiopium Mart (Le rônier), Pterocarpus erinaceus Poir et le vèneAfzelia africana smith (le lingué), Acacia senegal willd (le gommier), Parkia biglobosa benth (le néré), Butyrospermum paradoxum (le karité), Bombax costatum pellegre et  le kapkier vuillet, Khaya senegalensis Juss (le caïlcédrat), Acacia albida del (le balanzan). Leur abattage, arrachage ou utilisation sont interdits sauf par  autorisation.

Mariama Diallo| JSTM.ORG

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