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Désertification au Mali: «Aliments. Fourrage. Fibres.», la triade qui dévaste nos forêts

A l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré, ce mercredi 17 juin, la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Le thème cette année est : «Aliments. Fourrage. Fibres.»

«L’expansion, l’enrichissement et l’urbanisation de la population font exploser la demande de terres destinées à la production d’aliments, de fourrage pour les animaux et de fibres pour la fabrication de vêtements», s’inquiète les Nations Unies dans un communiqué intitulé «Les sols ont besoin de notre aide». En parallèle de cette expansion démographique, explique le document, «la santé et la productivité des terres arables existantes se détériorent, un phénomène aggravé par le changement climatique.»

Les zones sèches occupent 41,3% de la surface terrestre, les nations unies estiment à 110, le nombre de pays menacés par la dégradation des sols. Environ 12 millions d’hectares de terre, soit une surface équivalente à la superficie d’un pays comme le Bénin, sont perdus chaque année. Les terres perdues annuellement pourraient produire 20 millions de tonnes de céréales. Pour stopper la dégradation des forêts, les experts recommandent le reboisement.

Au Mali, la journée a été marquée par une visio-conférence organisée, ce mardi, par Mali-Folkecenter, sur le thème: «l’arbre, une ressource à préserver». Des échanges entre militants de la société et acteurs étatiques ont porté sur le thème. «Au Mali, on accorde beaucoup plus d’importance aux campagnes de reboisement qu’à la survie des arbres», dénonce le conférencier représentant l’initiative Fridays for future.

Au cours des débats, Cheik Oumar Karamoko, Chef de la cellule d’information forestière au programme SIFOR (Système d’Information Forestier), révèle que «le Mali ne dispose pas d’un plan national de reboisement ». Le problème du Mali n’est pas un problème de texte. «Nous avons les plus beau textes en matière de préservation de l’environnement, mais à la pratique, ça pose problème», a tranché Niakamaté Mamadou de l’association CliMates Mali.

Abdoulaye Konimba Konaté | JSTM.ORG

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