A la une, Santé

COVID-19 au Mali: Le nombre de cas a baissé dans la 13e semaine épidémiologique

A la date du 23 juin, le Mali a franchi le cap de 2000 cas positifs de personnes atteintes de Covid-19. L’occasion pour le Coordinateur national de la riposte covid-19, le Pr Akory Ag Iknane, de faire le point de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Mali. Au cours d’une conférence de presse à l’Institut national de Santé Publique (INSP).

Le nombre de nouveau cas confirmé est en diminution au Mali. En effet de 313 cas à la 12e semaine, le nombre de nouveau cas confirmé a chuté à 118 à la 13e semaine épidémiologique. Tendons-nous vers l’extinction de la pandémie au Mali ? «Trop tôt pour le dire», a indiqué le Coordinateur national de la riposte. Aujourd’hui, se réjouit le Pr Akory Ag Iknane, avec plus de kits de tests disponibles, le nombre quotidien d’échantillons à analyser a aussi augmenté et les critères pour bénéficier du test se sont assouplis. «Pour nous assurer de cette tendance à la baisse, nous allons faire un large test, un ratissage dans le district de Bamako», a annoncé le Coordinateur national.

Même si la tendance est à la baisse, le coordinateur n’est pourtant pas rassuré. «Malheureusement, le relâchement dans le respect des mesures barrières a été constaté». «Cette pandémie nous enseigne à la prudence», prévient le conférencier en donnant l’exemple de plusieurs pays d’Amérique latine. Dès la levée de certaines mesures notamment le couvre-feu, une partie de la population a cru que la maladie n’existait pas ou qu’elle est terminée. Pourtant, explique le coordinateur, une stratégie de communication a été mise en place. Ainsi, les radios communautaires, les communicateurs traditionnels et les tradithérapeutes ont été associés à la sensibilisation contre la pandémie.

Lire aussi – Covid-19: les volte-face d’une experte de l’OMS sur les cas asymptomatiques

Le labo mobile… à Mopti

A la date de du 23 juin, le taux de guérison de Covid-19 au Mali était de 66% contre 5,6% pour le taux létalité. Sur le taux de décès, le coordinateur indique qu’il chute à seulement 3,%, si l’on s’en tient aux seuls décès enregistrés dans les centres de prises en charge. Mais, le Mali, contrairement à beaucoup de pays, comptabilise tous les cas recensés post mortem pour une «transparence totale». «Chaque fois que le résultat est positif, il est enregistré comme cas covid», assure le conférencier.

Autres chiffres: la maladie est plus mortelle pour la tranche d’âge de 56 à 60 ans. Aussi, avec 430 cas confirmés, Tombouctou est le deuxième foyer épidémiologique après Bamako. La détection massive de cas à Tombouctou a été possible grâce au déploiement du laboratoire mobile. Le labo, a informé le conférencier, sera bientôt transporté à Mopti où de plus en plus de cas apparaissent dans les localités de Bandiagara, de Bankass, de Koro ou de Youwarou.

Mamadou TOGOLA

Titulaire d'un diplôme de formation en alternance de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, je suis passionné par les sujets scientifiques. Contactez-moi par mail: mamadou.togola@jstm.org

Laisser un commentaire