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Ver de Guinée au Mali: des cas constatés chez les chiens et chats menacent la santé des populations

Le Mali reste un des quatre pays encore endémiques de la dracunculose dans le monde malgré les progrès importants enregistrés ces dernières années (0 cas humain depuis 2016).

La dracunculose, communément connue sous le nom de maladie du ver de Guinée, est une maladie parasitaire invalidante provoquée par Dracunculus medinensis, un long ver filiforme. Il est exclusivement transmis par l’ingestion d’eau contaminée par des puces d’eau parasitées. Dans la lutte contre la maladie, le Mali est passé de 16 000 cas en 1992 à 0 cas humain en 2016. Cette performance est contrastée depuis 2015 avec la notification des cas chez des animaux (Chiens et Chats).

En effet, la situation épidémiologique du ver de Guinée a augmenté chez les animaux de 2015 à 2018.  En 2015, une infestation est enregistré soit onze infestations en  2016, dix  infestations en  2017 et vingt  infestations en 2018. Les origines présumées des infestations et leur lieu d’émergence en 2018 se diffèrent selon les régions de Ségou et Mopti.

Il y a la multiplicité de foyers infectieux à l’intérieur du district sanitaire de Djenné et de Tominian et l’infestation autochtone d’une chienne au village de Sokoura appartenant à une vendeuse de poisson qui non seulement s’approvisionne aux fruits de pêche locale, mais importe aussi des poissons frais de la région de Mopti. Ce qui accentue le risque de transmission. Car, les difficultés d’isolement de certains cas sont constatées jusqu’à ce jour surtout chez les chats.

Pourquoi ces cas menacent les humains ?

Il a été prouvé par plusieurs recherches que les animaux sont des réservoirs humains pour la contamination des maladies. Le virus qui a été découvert chez les chiens et les chats sont  identiques au virus d’une personne atteinte par le ver de Guinée. Toutefois, il ressort de la revue annuelle sur l’éradication du ver de Guinée en fin janvier, que l’existence de ce virus chez les compagnons des êtres humains que sont les chiens et les chats est un risque pour l’homme. C’est pourquoi le ministère de la santé et de l’hygiène publique a pris certaines dispositions afin de résoudre ce problème qui menace les populations.

Dans les normes, l’OMS recommande de maintenir la surveillance active de la dracunculose dans les pays ayant récemment interrompu la transmission pendant au minimum trois ans. Ce point est essentiel pour s’assurer qu’aucun cas ne passe inaperçu et certifier une occurrence zéro de la maladie. Au Mali, cette surveillance est maintenue dans les régions endémiques.

Hadjiratou Maïga

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