Environnement

Un groupe de chercheurs étudie les impacts des environnements quaternaires sur la vie actuelle

L’Association des Etudes Quaternaires de l’Afrique de l’Ouest a organisé une formation autour des «méthodes et techniques de reconstruction des environnements quaternaires», du lundi 26 au vendredi 30 septembre 2016 à Bamako. L’objectif principal de cette rencontre était d’étudier les aspects de cette époque liés à l’environnement et à l’homme en tant qu’espèce. 

Le quaternaire est une période dans l’histoire même de la terre qui couvre les dernières deux millions d’années, c’est l’ensemble des différents éléments du milieu naturel, ainsi que l’homme qui est apparu pendant cette période. « Il y a eu des changements climatiques qui ont affecté la végétation et puisque les animaux se nourrissent de végétations, il y a eu aussi des changements de la répartition des espèces, c’est l’étude de tout cela que nous appelons la «géologie du quaternaire», certains l’appellent également les «sciences du quaternaire», explique Jacques Dembélé, géologue du quaternaire.

Les paléo environnements quant à eux, ce sont les environnements ayant existés avant l’époque actuelle, et généralement on se réfère à certains aspects  comme ce qu’on appelle la paléo climatologie, avant l’invention des instruments de mesure comme le thermomètre, et le pluviomètre.

Les différentes études menées consisteront à la reconstitution de la végétation passée, des sédiments et aussi l’histoire de l’apparition de l’homme (archéologie) et les différentes avancées technologiques qu’il a connu jusqu’à nos jours.

Un groupe de travail environnemental a été mis en place pour faire des recherches sur la « dynamique paleo environnementale du bassin du fleuve Niger ». Ce travail de recherche se fera sur trois ans, sur les derniers douze mille ans et chaque discipline apportera ses résultats une fois par an et ils seront partagés avec le public.

Les pays concernés par cette étude sont le Mali, le Niger, le Nigeria, le Bénin, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso.

« Le monde tant vers la globalisation. Nous aurons l’occasion de travailler ensemble sur ce sujet très important. L’une des difficultés sera de transformer tous nos scientifiques en bilingue (anglais et français) car ce problème de langue constitue une barrière à ne pas négliger », souligne Dr Jacinta Ikegwu, Archéologue Nigériane.

L’Association des Etudes quaternaires de l’Afrique de l’Ouest a été créée en 2009. Quatre Congrès ont déjà été réalisés (Nigeria, Ghana, Bénin et Mali). « Notre souhait est de voir tous les pays de l’Afrique de l’ouest être membre. L’adhésion à cette organisation est volontaire et nous lançons des appels à participation et les spécialistes se manifestent. Pour le moment, le Niger, le Bénin, Le Nigéria, le Mali et la Côte d’Ivoire sont les membres actuels », a souligné Pr Dembélé.  Le 5e Congrès de l’Association est prévu au Burkina Faso en 2017.

Dieneba Deme, Journaliste scientifique

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