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Si vous saviez ce qu’est le moringa, vous en mangeriez plus souvent !

Dans un communiqué de presse de l’Université de Californie publié ce 9 octobre, le moringa est décrit comme le prochain super-aliment. Mais pourquoi cet arbre au feuillage si clairsemé, aux branches si frêles suscite-t-il tant d’intérêt ?

Qu’est-ce que le moringa ?

Cet arbre peut mesurer jusqu’à 10 mètres de hauteur. Il a une croissance rapide, et se montre très résistant face à la sécheresse. Il est entièrement comestible, et c’est pourquoi il est intéressant. En effet, ses feuilles, ses racines, ses fleurs, ses graines et ses cosses sont tout à fait mangeables, et possèdent une grande quantité de nutriments excellents pour la santé. Toutefois, la partie la plus riche de la plante reste tout de même les feuilles. Elles contiennent des vitamines A, C, E et B, du calcium, du zinc, du fer, du magnésium, du potassium. De plus, elles possèdent des composés phytochimiques ainsi que des antioxydants qui permettent de réduire les inflammations chroniques. Le moringa s’utilise aussi pour lutter contre la malnutrition et l’obésité.

Le moringa peut pousser partout où les températures ne descendent pas en dessous de zéro, et dans quasiment tous les types de sols, même sableux !

Carrie Waterman, chimiste des produits naturels de l’Université de Californie à Davis affirme ceci : « S’il y avait une liste des 10 premières plantes qui aident à nourrir le monde au cours des cent prochaines années, je dirais que le moringa devrait figurer sur cette liste ».

Waterman indique que lorsqu’elle a commencé à étudier le moringa, sa première impression fut que « c’était trop beau pour être vrai ».

Les utilisations qu’on peut en faire

Ses feuilles peuvent être mangées comme salade, et ont un goût de roquette. Il peut accompagner ainsi des salades, mais aussi des viandes. Quant à ses grainescontenues dans les gousses, elles peuvent se manger, ou bien être bouillies pour en faire de l’huile. Les fleurs servent généralement à faire du thé.

Da manière générale, les feuilles de moringa sont séchées et broyées afin d’en faire une poudre qui pourra très bien s’intégrer au sein de soupes, potages et ragoûts. Toutefois, Carie Waterman ajoute : « S’il est séché, il est beaucoup plus concentré, vous obtenez beaucoup plus d’éléments nutritifs, mais vous pouvez certainement perdre certains éléments nutritifs sensibles à la chaleur, telle que la vitamine C, lors du processus de séchage ».

Elle a connu le moringa alors qu’elle faisait partie du Corps de la Paix (Peace Corps, une agence du gouvernement américain), en Gambie, pays de l’Afrique de l’Ouest. En effet, les Gambiens utilisent les feuilles comme une sorte de supplément alimentaire pour les mères et leurs nourrissons. Les personnes atteintes de diabètes peuvent aussi mâcher les graines. En effet, leur goût amer permet de contrôler la glycémie.

Crédits : pierre jdlf/Flickr

Les études qui montrent les bienfaits du moringa

Waterman a étudié les effets du moringa sur les souris. Les résultats ont montré que celles nourries avec cette plante et des aliments riches en matière grasse ont perdu du poids, ont eu une meilleure tolérance au glucose, et n’ont pas eu de maladie du foie, contrairement aux souris nourries sans moringa.

« Le moringa a un taux élevé d’antioxydants et des molécules très spécifiques qui aident à réduire l’inflammation, ce qui, nous le savons, est à l’origine d’un grand nombre de maladies chroniques comme le cancer, l’obésité, le diabète et la malnutrition », a indiqué Waterman.

Peter Havel, professeur de nutrition et de biologie moléculaire de l’Université de Californie, a testé le moringa chez des rats atteints du diabète de type 2 – ressemblant fortement au diabète que l’on retrouve chez l’Homme. Ses résultats d’expérience ont révélé que le moringa retardait le diabète de 5 mois chez les rats. En analogie avec l’Homme, cela pourrait signifier un retard de 10 à 15 ans. Il précise ainsi que « Si le diabète est retardé de 15 ans et qu’on l’attrape à 60 ans au lieu de 45, on n’a peut-être pas besoin d’une transplantation rénale ».

Mais comment une même plante peut être utile à la fois contre le diabète et la malnutrition ?

Carrie Waterman suppose que la plante fournit les acides aminés et les protéines nécessaires pour la formation de muscles et d’os solides. De plus, elle possède des éléments phytochimiques qui permettent de mieux métaboliser le sucre afin qu’il ne soit pas stocké sous forme de graisse.

Le moringa peut s’acheter facilement sur Internet, sous forme de poudre ou de gélules.

Sciencepost.fr

1 Comment

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