Agriculture

Produire plus de céréales en dépensant moins.

D’ici 2019, un maximum de producteurs maliens  adopteront  massivement les deux  nouvelles technologies de culture, afin d’augmenter la productivité  tout en diminuant les dépenses. Telle est l’initiative du Président  Américain,  Barack Obama pour lutter contre la faim et assurer la sécurité alimentaire dans le monde. Pour cela  le Centre International de Développement des Engrais (IFDC)  met à la disposition des paysans maliens les technologies de Microdose  ou « TIOMMI » et le Placement profond des engrais (PPE).

Concernant la Microdose, elle est l’application d’une petite dose d’engrais DAP par exemple au pied de la culture de mil ou de sorgho. Cette petite quantité d’engrais utilisée  va améliorer la fertilité du sol et augmenter les rendements de la culture.

La microdose peut être appliquée de deux manières, selon les spécialistes du Centre international de développement des engrais (IFDC) : «  premièrement  pour 1Kg de semence de mil ou de sorgho, il faut 1Kg de phosphate diammonique (DAP). Deuxièmement, la microdose s’applique à la levée, c’est-à-dire la deuxième semaine  après le semis. » Pourquoi le choix du DAP pour la microdose ? Il est très conseillé à raison de  2 grammes par poquet. A défaut, le complexe  céréale peut être utilisé  à raison de 6 grammes par poquet, ont –ils ajoutés.

La pratique de microdose ou TIOMMI apporte plusieurs avantages aux paysans. Les témoignages des paysans nous ont montré qu’avec l’utilisation du TIOMMI, la quantité d’engrais  est réduite de 20 à 30Kg contre 100Kg pour la pratique classique. Ainsi, les paysans font une économie en valeur marchande moyenne de 35 milles FCFA. En termes de rendement  sur le mil, le tiommi permet une récolte de  1.2 tonne à l’hectare contre 0.5 tonne. Pour le sorgho,  un hectare sous micro dose, le rendement moyen est de 1.5tonne contre 0.5tonne soit une économie  nette de près de 1tonne. Cette nouvelle technologie a déjà  montré ces preuves dans les régions de Sikasso et Mopti.

Fanta DIAKITE, Journaliste scientifique

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