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Problème de scolarisation des filles au Mali: 3 questions au sociologue Brema Ely Dicko

Au Mali, la scolarisation des jeunes filles est une réelle préoccupation pour  les acteurs de l’éducation. La région de Mopti ressort avec le taux de scolarisation le plus bas, soit 47, 6% en 2017. Comment cela s’explique-t-il ? Que faut-il faire pour remédier à cette situation ? Le chercheur en sociologie, Brema Ely Dicko propose des pistes de solution.

Qu’est-ce-qui diminue le taux de scolarisation des filles à Mopti ?

Dans notre société, peu importe le groupe ethnique, le mariage précoce est un phénomène répandu. Donc, à cause de cela, beaucoup de filles ont du mal à dépasser le stade de l’école fondamentale.

Vous venez de le dire, les filles ont du mal à dépasser le stade de l’école fondamentale. Que faut-il faire pour mettre fin à cette déscolarisation dont elles sont aussi victimes?

Primo, il faut l’implication de tous les acteurs. Ensuite, il faut appliquer une mesure dans l’ensemble des régions du Mali pour qu’il n’y ait aucun mariage des filles avant l’obtention du Diplôme d’Etude Fondamentale (DEF). Enfin, il faut continuer la sensibilisation et permettre aux filles qui ont pu achever leurs études de  bénéficier des programmes d’accompagnement  pour ne pas être au chômage.

Quelles sont les différentes actions que l’Etat doit entreprendre ?

Pour notre interlocuteur, il faut promouvoir l’éducation non formelle pour les filles qui n’ont pas pu terminer leurs études. Il faudrait également que l’Etat renforce les écoles mobiles et prendre en charge l’éducation des enfants déplacés, conclut-il.

Hadjiratou Maïga

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