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Pr Ogobara Doumbo: «Au 21e siècle, il est inacceptable de voir un enfant mourir de paludisme»

Des chercheurs de renommée internationale ont fait une étude sur le paludisme. Cette étude a permis d’obtenir un système rapide pour identifier et traiter la maladie.

Le paludisme représente un fléau de santé publique en Afrique dont la gravité n’a pas d’égale sur la planète. « Ce continent regroupe plus de 88% de cas enregistrés dans le monde » explique Jean-Michel BERENGER, Entomologiste à L’IHU. L’épidémiologie du paludisme a changé en Afrique depuis la mise en échelle de certaines initiatives. Dans les zones endémies, la protection maternotransmise disparait à l’âge de 4 mois. L’enfant est donc exposé à des risques de paludisme grave jusqu’à 5 ans.

Selon le professeur Ogobara Doumbo « Le nombre de cas clinque de paludisme due au plasmodium falciparum en Afrique est estimé à 187 million par ans ». Cette incidence a été réduite de 40% dans les années 2000 grâce aux moustiquaires imprégnées, ACTs et les pulvérisations intra domiciliaires. Le paludisme est une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les femmes enceinte et les enfants dans les pays tropicaux.

L’organisation mondiale de la santé recommande  les techniques microscopiques (goutte épaisse et frottis mince)  pour identifier le paludisme. « Ces techniques permettent de voir le parasite, de compter le nombre de parasites et l’identification de l’espèce plasmodiale ». Dans les zones rurales le test de diagnostic rapide (TDR) et la biologie moléculaire sont les plus utilisés. De nos jours, l’identification de cette malaria n’est plus un problème pour les médecins.

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«Au 21e siècle, il est inacceptable de voir un enfant mourir ou porter des séquelles indélébiles de paludisme», affirme Ogobara. L’OMS conseille les combinaisons thérapeutiques a base ACTs pour les traitements du paludisme simple et l’artésunate injectable pour les cas complique. Ces traitements s’emploient avec les techniques microscopiques et le TDR. La seconde phase constitue la prise en charge qui comprend trois facteurs (la détermination d’espèce plasmodiale, l’état clinique du patient et sensibilité du parasite aux médicaments).

C’est la fin qui couronne l’œuvre. Les chercheurs ont mis aux points des stratégies de contrôle du paludisme. Mais sans vaccin leur travail à un goût d’inachevé, car le vaccin reste le plus efficace pour  éradiquer les maladies infectieuses.  Depuis 1940, les vaccins sont en cour d’élaboration, d’importants progrès ont été observés vers les années 2000. « L’objectif est d’atteindre au moins 80% d’efficacité avec une durée de protection de 12 mois » affirme le Pr Ogobara.

Madani H Tall

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