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Pr Daouda Diallo: mémoire oublié de l’Enseignement supérieur!

Qualifié de «boite noire» par un ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Daouda Diallo a été de tous les combats pour rehausser le niveau dans l’Enseignement supérieur au Mali.

«Répondre à un devoir de mémoire et de génération». C’est ainsi que le Professeur Daouda Diallo, auteur du livre «l’Enseignement supérieur au Mali: 1963-2012», justifie sa décision de prendre la plume. «Par ce livre, j’apporte des informations aux générations présentes et futures. C’est un ouvrage spécifiquement destiné aux historiens, aux chercheurs et aux hommes politiques à cause des propositions qui y sont faites», argumente l’enseignant-chercheur, le visage rayonnant.

Pour un enseignement supérieur de qualité, le Professeur Diallo propose l’’adaptation des infrastructures universitaires, le recrutement d’enseignants hautement qualifiés, l’imposition du numérus clausus dans les grandes écoles et le concours pour les universités. Aussi, l’écrivain propose la création de cellules assurance/qualité dans les universités et grandes écoles. Il exige le respect des normes de l’UNESCO en matière de ratio étudiant/enseignant.

Des recettes pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur au Mali, l’œuvre du Pr Diallo n’en manque pas. Malheureusement, le livre de l’universitaire, élevé au rang de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académique du CAMES, n’a jamais eu de cérémonie de lancement. Une œuvre dans les oubliettes dont l’auteur parle avec amertume. «Personne ne m’a jamais appelé pour me parler de mon livre. J’ai même pensé que mon travail n’est pas bon», se confie-t-il à notre micro. Pourtant, le livre du Pr Diallo est une réussite. Pour preuve, le recteur de l’université des Sciences techniques et technologiques de Bamako s’en sert comme outil de travail.

Officier de l’Ordre National du Mali, le Professeur Diallo est aujourd’hui âgé de 72 ans. Il est titulaire d’un doctorat en Physique et Chimie à Dijon, en 1975. Sa passion pour l’Enseignement et la Recherche se fait ressentir dès son retour au Mali, où il a consacré une partie de sa carrière au Centre national de Recherche et zootechnique (CNRZ) de Sotuba. Il a enseigné la Chimie minérale et générale à l’Ecole national de Médecine et de pharmacie puis à l’Université du Mali jusqu’à son admission à la retraite en 2009.

 

Koundé Cissé

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