LES BREVES, Santé

Pédiatrie: Attention! Les maux de têtes sont fréquents chez les enfants à partir du mois d’Avril

Les encéphalites aigües sont une cause majeure de morbidité et de mortalité en pédiatrie. En 2015, une équipe de chercheurs pilotée par Dr Oumar Coulibaly ont mené une étude sur «les aspects épidémiologiques et cliniques des encéphalites aigües chez les enfants âgés de 0 à 15 ans ». L’étude s’est déroulée au département de pédiatrie du CHU Gabriel Touré et a duré 12 mois.

La conscience, la sensibilité, la vision, le langage, l’audition et le tonus étaient entre autres les paramètres étudiés pour l’évaluation neurologique. Selon l’équipe de chercheurs, une encéphalite (mal de cerveau) est caractérisée par un processus aigu et inflammatoire qui affecte le parenchyme du système nerveux central. Celle-ci est associée à des signes de dysfonction cérébrale. L’étiologie des encéphalites reste inconnue dans la majorité des cas, toutefois elle reste dominée par les causes infectieuses, et parmi elles, les virus occupent une place prépondérante.

Sur un total de 4 727 enfants hospitalisés en pédiatrie, l’étude a montré que 34 présentaient une encéphalite aigüe. La tranche d’âge de 1 à 5 ans était la plus représentée. La prédominance a été masculine. La généralité des cas d’encéphalites aiguës ont été enregistrées au deuxième trimestre de l’année avec un pic en Mai. La fièvre plus la convulsion étaient présentes dans la majorité des cas suivie du coma. Le taux de mortalité était de 6% et 64,7% des patients ont gardés des séquelles neurologiques, conclues l’équipe de chercheurs.

Selon l’équipe le Dr Coulibaly, les encéphalites aigües constituent une cause importante de séquelles neurologiques chez l’enfant à cause des difficultés diagnostiques et de prise en charge. Il est urgent, rappellent les chercheurs, de rechercher l’étiologie de l’affection afin d’adapter le traitement spécifique, de prévenir l’évolution vers les complications, les séquelles mais aussi de mieux gérer l’usage des antibiotiques.

Dans le cadre de leur étude, les patients ont été pris en charge : soit par une antibiothérapie, soit par un anticonvulsivant, soit par la corticothérapie ou encore par la kinésithérapie.

@Hadjiratou_Maïga

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