MSAS-TEMPS-FORT

MSAS’ 2018: Mot de bienvenue du président du MSAS, Mohomodou Houssouba

Discours de la cérémonie d’ouverture MSAS 2018 

Mohomodou Houssouba

Centre d’études africaines, Université de Bâle

Président, Société Malienne des Sciences Appliquées

Monsieur  le Premier Ministre, Chef du Gouverment, représenté ici par Monsieur le Ministre de la Défense

Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Monsieur le Ministre des Maliens de l’Extérieur

Madame l’Invitée d’honneur de MSAS 2018

Messieurs les Recteurs des Universités et Directeurs des Instituts et Grandes Ecoles

Chers collègues enseignants et chercheurs

Chers élèves et étudiants

Mesdames et Messieurs

Au nom de mes collègues membres de l’Initiative MaliWatch et de la Société Malienne des Sciences Appliquées (MSAS), je voudrais vous souhaiter la bienvenue. Je vous remercie pour votre présence cet après-midi, malgré vos agendas très chargés. C’est une occasion particulière qui réuni le réseau des chercheurs maliens de l’intérieur et de la diapora. J’aimerais ici remercier le Gouvernement de la République du Mali pour la constance de son appui au syposium; notre Invitée d’honneur de 2018, Madame Siby, Ginette Bellegarde, ancienne ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui a été d’un apport significatif pour le symposium MSAS, depuis la première édition, en 2000 jusqu’à nos jour. Qu’elle reçoive en cette occasion du 20e anniversaire de la création du MSAS et 10e édition du symposium, toute notre reconnaissance et notre gratitude.

L’intérêt du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, représenté ici par Monsieur le Ministre de la Défense, qui par ailleurs a côtoyé de longue date de MSAS, est un grand honneur pour nous ainsi que pour nos invités qui nous viennent d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. D’Asie, dans le passé – une chercheure indienne a juste récemment annulé sa participation.
Cette forte présence marque toute l’estime et la confiance de la part des autorités publiques de notre pays. Naturellement, nous apprécions cet appui parce qu’il est autant substantiel que constant. Mais, loin de le prendre comme évident de soi, nous travaillons résolument pour le mériter davantage.

Chère audience,

Saviez-vous que le MSAS depuis sa création, il y a 20 ans, a apporté un soutien pour la publication des thèses d’une centaine d’étudiants dans les différentes facultés?

Saviez-vous aussi que le MSAS a contribué à la création de la Société Africaine des Membranes basée en Afrique du Sud ?

Enfin, saviez-vous que le MSAS joua un rôle structurant dans l’initiative du Forum nationan sur l’éducation en 2008 et le Forum de la diaspora scientifique, technique et intellectuelle en 2010 ?

En effet, les membres du MSAS vu la situation alarmante de l’éducation malienne, se mobilisèrent pour apporter leur modeste contribution à ce pays qui nous a tant donné.

Certes, les gouvernements successifs nous ont aidés sur les plans financier et logistique lors de la tenue des symposiums biannuels depuis la première édition en 2000. Cependant  pour le défi, mais, imaginez un peu que chaque membre du MSAS a fait en moyenne, 15 heures de travail bénévole par semaine. Supposons que le salaire horaire minimum est de 500 FCFA (ce qui est loin d’être le cas). Vous aurez un peu moins de 400 000 FCFA que chaque membre a contribués à l’avancement de l’éducation et des sciences au Mali. Cela peut paraître modeste à l’échelle individuelle, mais si vous prenez les vingt années d’existence, le chiffre s’élèverait à 15 600 heures et au salaire fictif de 500 fcfa par heure. Ce qui équivaudrait à environ 8 millions de francs CFA par personne pour une contribution globale de 50 membres nous aurons 400 millions de FCFA.

Chers participantes et participants à cette cérémonie d’ouverture de la 10e édition du MSAS, vous conviendrez également avec moi que quelque louables que soient des initiatives  comme MSAS, quelle que puissent être la détermination, la persévérance et même la créativité des membres d’associations comme MaliWatch et MSAS, vingt ans après, nous aurions droit à une grande inquiétude face à un avenir si incertain. Bien que l’afflux de jeunes bénévoles rajeunisse nos rangs, bien que le nom MSAS soit reconnu au Mali et auprès de diaspora malienne, nous estimons que nous pouvons faire plus et mieux. Pour cela, le MSAS a besoin d’un appui budgétaire de la part de l’État malien qui serait environ 10% des 400 millions engendrés par les activités de bénévolat de MSAS pendant les 20 années d’existence.

Mesdames et Messieurs,

Oui, l’espoir est permis, tant qu’avec seulement sa bonne volonté et un appui du gouvernement  malien, des bailleurs  et sponsors au Mali et à l’étranger, le MSAS a pu réaliser des avancées notoires dans l’organisation du symposium biannuel.  Par exemple, saviez-vous qu’à la première édition du MSAS, il y avait 31 présentations et qu’à cette 10e édition, nous avons plus d’une centaine? Imaginez qu’avec un apport financier de 40 millions par an, le MSAS peut encore augmenter sa capacité d’intervention dans la formation pratique des enseignants à l’enseignement par compétence, à l’accroissement de la collaboration internationale entre les chercheurs, notamment les visites de chercheurs réputés au Mali comme c’est le cas de Loïc Boizou qui fait son baptême de voyage en Afrique et est invité à présenter ses travaux de recherche sur les langues et l’informatique durant cette 10e édition du MSAS. Nous avons aussi Ingrid Legba du Bénin qui retourne au Mali après avoir participé aux programmes pour jeunes scientifiques lors du dernier Sommet Afrique-France. De plus, avec l’avènement du numérique, tous les travaux et les actes du symposium sont déjà disponibles en ligne sur le site www.msas.ml. Nous remercions sincèrement Jim Barry, notre collègue basé à l’Institut technologique de Californie (Caltech), aux Etats-Unis Californie pour son dévouement au MSAS et au Mali, son engagement à aider les lycées maliens à créer des sites web, en mettant à jour gracieusement les différents sites et plateformes de MSAS.

Pour terminer, chers participants, nous sommes convaincus que le potentiel est bien là, qu’il suffit de mobiliser les ressources financières et supports logistiques nécessaires pour permettre au MSAS de jouer pleinement son rôle dans la promotion de la culture scientifique, de l’excellence, du dévouement à une cause noble ; celle du développement du Mali et de l’Afrique. À cet égard, aucun sacrifice ne saurait être trop grand pour la réalisation de cette ambition que les membres du MSAS et MaliWatch se sont donnée il y a 20 ans déjà, lorsque de jeunes universitaires se sont réunis pour aider leur pays en créant le réseau Malinet devenu Malilink, qui demeure la principale plateforme malienne d’échange d’idées en ligne. Pour les vingt prochaines années, nous gardons l’espoir que cet appui constant du gouvernement malien, des bailleurs et sponsors nous accompagnera, pour qu’ensemble nous puissions bâtir les sciences, technologies et l’ingénierie (STIM) dans notre pays et encourager plus de femmes à intégrer les études dans les domaines d’avenir.

C’est ici l’occasion pour moi de  remercier tous les membres et les bénévoles qui travaillent inlassablement entre les symposiums pour faire le suivi et préparer la prochaine édition.

Sur ce, Mesdames et Messieurs, je souhaite à toutes et tous une bonne suite pour cette soirée et la semaine de travail qui s’annonce riche en échanges aux plans scientifique et humain.

Je vous remercie.

Titulaire d'un diplôme de formation en alternance de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, je suis le Red Chef du Journal Scientifique et Technique du Mali. Contactez-moi par mail: mamadou.togola@jstm.org

Laisser un commentaire