Art, Biographie

Mamadou Sow, bijoutier: « Galle Bako-Sow », un modèle de bijou en argent innové

Bijoutier au grand marché de Bamako, à la maison centrale des artisans, Mamadou Sow innove un modèle de bijou français en créant son propre style appelé « Galle Bako-Sow ».

« Pour la création, parfois je suis inspiré étant sur le lit la nuit et le matin j’essaie de donner une forme à mon imagination et cela marche très bien parfois » affirme Mamadou Sow, bijoutier au grand marché de Bamako. Ses créations portent son nom : Galle Bako-Sow. « Le Galle » est le nom donné à l’argent, une matière transformable en bijou. A partir du modèle de « galle » français, il invente un autre plus local et moins cher. Selon lui, « le Galle » français est très convoité et non accessible à tout le monde. « Pour satisfaire la clientèle, j’ai donc  créé un autre galle, souligne-t-il. Toutefois, le galle français se différencie du Galle Bako-Sow par sa pureté et son numéro ».

Ses matériels proviennent entre autres de la France et des Etats-Unis. Il transforme l’or, l’argent et plusieurs autres métaux précieux : les boucles d’oreille, les chaines à cou, les bracelets, les bagues, les boutons manchettes pour les porteurs de chemise ou de veste.

Originaire de Nèkèla, cercle de Kati, Mamadou Sow est né en 1975 à Bamako. En 8e année, classe qu’il abandonne plus tard pour devenir bijoutier, il fait ses premiers pas dans ce métier auprès de son père. Il voit en la bijouterie beaucoup d’utilités. « Les raisons qui m’ont poussé à faire ce métier sont liées à sa stabilité et aux avantages qu’on peut y tirer lorsqu’on est patient et attentif. Pour moi, ce travail vaut que l’aventure et le commence », assure-t-il.

Pour  Mamadou Sow, les travaux de bijoutier sont, dans la plupart du temps, achetés par les étrangers. Ils comptent moins sur la clientèle locale. « Mes clients sont très généralement des ressortissants de l’Afrique Centrale, nous ne comptons pas beaucoup sur les Maliens ».

Fidèlement légué par son père, Mamadou Sow entend faire de même pour la postérité, une manière pour lui de remplir une mission d’honneur et de perpétuer ce métier pour lequel il a tout sacrifié, même ses études.

Lamine Keita

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