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Maladies neurologiques héréditaires au Mali: la consanguinité un facteur aggravant

Le service de neurologie de l’hôpital du point G vient de terminer la première phase de son projet de recherche H3 Africa. Financée par une initiative américaine pour un montant de 580 millions de francs CFA, cette première phase a permis de créer une base de données répertoriant un large éventail de gène responsable des neuropathologies

Les maladies neurologiques sont des pathologies très présentes au Mali du fait de la forte concentration de la consanguinité (mariage entre parent très proche). Une maladie neurologique héréditaire est une maladie neurologique d’origine génétique. Elle concerne des maladies rares (ataxie, troubles neurologiques, trisomie etc.) qui touchent principalement le cerveau ou les nerfs. Il s’agit souvent de maladies dégénératives, graves entraînant des handicaps sévères ou pouvant conduire au décès.

 Guida Landoure, neurologue et chef du projet H3 Africa pour le Mali « Ces maladies se développent après la naissance, souvent à l’adolescence ou à l’âge adulte. Les sujets, porteurs de l’anomalie génétique, peuvent mener une vie normale pendant une période plus ou moins longue avant que les premiers signes de la maladie n’apparaissent ». Les personnes (qui ne sont pas malades-) risquent cependant de transmettre le gène de la maladie à leurs enfants ».

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Toujours selon le Dr Landoure « Il n’existe pas actuellement de traitement pour la plupart de ces maladies. Nos études cependant au Mali ont permis une avancé majeur sur le plan mondial. Les fratries y sont plus nombreuses donc la consanguinité aussi. L’abondance de gènes défaillants que nous avons pu observer a permis de mettre en place un dispositif de dépistage efficace ». Les fonds ont permis l’acquisition de matériels de pointe tels que des microscopes dernières générations (d’une valeur de plus 60 millions de francs CFA), des centrifugeuses, du matériels informatique et la remise à niveau du laboratoire du département de neurologie.

 Le nombre total de patient traité dans le cadre du projet s’élève à 610 personnes. Ces patients reçoivent des traitements gratuits (des calmants) et de l’aide psychologique.la consanguinité étant un phénomène rependu, l’expert espère cependant créer un mécanisme de prévention pour faire baisser les risques de transmission. « La seconde phase du projet est en cours d’élaboration car nous avons atteint nos objectifs à savoir un système de dépistage efficace » conclu le Dr Landoure

Abdoulaye Alfadi Sidibé

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