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Lutte contre les Maladies infectieuses: le Mali mise sur la prévention

Les maladies infectieuses émergeantes et ré-émergentes apparaissent au Mali. Ce sont des maladies comme la tuberculose ou la dengue qui refont surface sous une forme plus résistante ou mutante. Les autorités ont mis l’accent sur la prévention pour contenir d’éventuelles épidémies.

Les cas récents diagnostiqués sont ceux de la tuberculose avec sa variante co-infectieuse du VIH et la fièvre jaune résistante. Des cas suspects de dengue qui étaient jusque-là résorbés, ont été observés. Depuis l’épidémie de la fièvre à virus Ebola qui a touché l’Afrique de l’Ouest, les autorités ont renforcé le mécanisme de la prévention.

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Le Mali en partenariat avec la coopération américaine a doté le laboratoire de la Faculté de Médecine d’équipements de pointe. Le laboratoire biologique de niveau 3 est la pierre angulaire du dispositif de prévention. A la tête de ce joyau sanitaire, un homme d’expériences le Dr Amadou Koné, microbiologiste. «Le seul problème que nous rencontrions, indique-t-il, était la détection des souches infectieuses. Une fois cet objectif atteint, nous pouvons élaborer des traitements pour renforcer le système immunitaire des patients

Un laboratoire envié dans la sous-région ouest-africaine

Des micros balances et des balances d’analyse, des centrifugeuses de dernière génération, des comparateurs de masses performants pour des analyses extrêmement pointues. Le laboratoire de la Faculté de médecine, bâti sur environ 200 mètres carrés est une fierté nationale. Et quand Dr Koné en parle, l’éclat dans ses yeux indique à quel point le chercheur est attaché à son matériel.

Intérieur du labo de la Faculté de médecine

«Jusqu’en 2015, c’était le seul laboratoire de la sous-région à manipuler les souches virales extrêmement dangereuses», affirme-t-il, en nous parlant de la salle étanche et hermétique. L’équipement high-tech du laboratoire a permis, selon le chercheur, d’établir la présence de la fièvre à virus Ebola, dès son apparition au Mali.

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Pour remporter définitivement la bataille contre les maladies infectieuses au Mali, il faut un système d’information et de sensibilisation efficace. Car, malgré un taux vaccination élevé, un tiers de la population reste vulnérable. Selon, le microbiologiste «la circulation rapide de l’information est un atout majeur dans la prévention pour endiguer une épidémie». «Nous voulons créer un mécanisme plus fluide de données dans les temps à venir pour pouvoir agir vite» conclut-il.

Abdoulaye Alfadi Sidibé

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