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L’Economie Scientifique, la solution au problème du Franc CFA selon Dr Lamine Kéita

Lamine Kéita est docteur en Sciences Economiques et ingénieur statisticien économiste. Selon lui, ni le spécialiste ni la rue ne peuvent trouver une solution au problème du Franc CFA. La solution, dit-il, c’est « l’économie scientifique ».

L’économie scientifique est l’économie dotée de la théorie de la mesure. Elle est pour le Dr Lamine Kéita, la porte de sortie  de «l’empirisme aveugle» qui cause déjà tant de mal  dans les pays africains de la zone franc. Dans l’un de ses articles publiés, « L’A.B.C DU FRANC CFA ou le franc CFA en 10 points », le docteur en science économique explique que le franc CFA est la création de l’écu, la seconde monnaie du Roi de France, dans les colonies sous un nouveau nom. Par conséquent, ce franc CFA ne peut que jouer le même rôle que l’écu jouait dans le Royaume de France, au moyen-âge, jusqu’à son abolition en 1795.

Si la manipulation frauduleuse à laquelle l’écu était soumis a été supprimée le 7 avril 1795 en France métropolitaine, elle est redevenue possible dans les colonies françaises, 150 ans plus tard en 1945. Quinze ans après, cette pratique a été également étendue aux pays africains de la zone franc devenus indépendants à partir de 1960. « Vous comprenez que si on connait le bilan du fonctionnement de l’écu au moyen âge français, rien n’est plus facile que de comprendre ce que sera l’expérience du fonctionnement du franc CFA qui fait aujourd’hui polémique », expose l’économiste Lamine Kéita.

C’est pourquoi il y a lieu de porter plainte contre la France qui a institué ce mécanisme de fraude sur les pays africains. | Lamine Kéita

Des problèmes réels, mais à qui la solution

« En réalité,  soutient Lamine Kéita, le problème du franc CFA n’est pas une question que la rue va résoudre. Ni même le spécialiste puisqu’il fait partie lui-même du problème, étant donnée qu’il se trouve être victime de la limite de sa propre connaissance en économie, phénomène dont il est inconscient. » En effet, en suivant ces spécialistes, ils proposeront sans le savoir la dépréciation du franc CFA, conduisant à la diminution des poids et mesures en économie ; Une pratique dangereuse et interdite dans toute civilisation humaine, rapporte Nicola Copernic dans ses analyses sur les causes de décadence des Royaumes.

Les consciences doivent être éveillées sur cette pratique pernicieuse. « C’est pourquoi il y a lieu de porter plainte contre la France qui a institué ce mécanisme de fraude sur les pays africains », soutient Kéita Lamine lors d’une conférence de presse à la maison de presse de Bamako. A défaut de cette plainte qui contraindrait les experts à l’atteinte de meilleurs résultats, ceux-ci continueront pour l’avoir fait une  fois, à causer encore la décadence de ces pays africains comme révèle Nicolas Copernic dans le reportage de l’étude sur les causes des décadences des royaumes. Lorsqu’il écrit « quatre fléaux causent d’ordinaire la décadence des royaumes : la discorde, la mortalité, la stérilité de la terre et la dépréciation de la monnaie. » le quatrième ne ruine pas les Etats de façon violente et d’un seul coup mais peu à peu et d’une manière presque insensible.

La France est mieux placée pour comprendre les effets néfastes de la politique de dépréciation de l’écu, pour l’avoir expérimentée chez elle au moyen âge puis abolir en avril 1975 par le décret du 18 germinal an III.

Dr Lamine Kéita lors de la présentation de son étude sur l’économie scientifique
au Symposium Malien sur les Sciences Appliquées, 29 Juillet 2018

La proposition finale

« Après avoir établi que la théorie économique officielle souffre de défaillances multiples à travers l’empirisme de sa méthode, nous proposons l’Economie scientifique en lieu et place » soutient l’ingénieur statisticien économiste, Lamine Kéita. Cette discipline scientifique, dotée de la mesure permet de dire clairement et avec précision, ce qui est autorisée et interdire au regard des normes sociales et de l’éthique. Une théorie nouvelle, peu connue mais qui d’après les analyses du chercheur s’avère la « clé de sortie » de la misère endurée par les pays africains de la zone franc depuis plus d’un demi-siècle.

Mardochée BOLI

 

Passionné par les sciences, et relations humaines, je partage avec vous les nouvelles découvertes, des situations les plus insolites aux dossiers les plus intéressants.

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