Environnement

L’accès à l’eau potable : le parcours de combattant des maliens

L’accès à l’eau potable notamment celle provenant du robinet, des forages et des puits améliorés ou protégés, reste un véritable casse-tête pour les populations des villes et campagnes maliennes. Des populations qui doivent parcourir de longues distances pour avoir le précieux liquide bleu.

C’est ce qui ressort du rapport final 2015 de la quatrième édition de l’Enquête Modulaire et Permanente auprès des ménages (EMOP) qui s’est déroulée entre le 1er avril 2015 et le 31 mars 2016 dans l’ensemble des régions du Mali, excepté Kidal, ainsi que dans le district de Bamako. Ce document indique que dans l’ensemble du pays, 21,2 % des ménages parcourent plus de 15 km pour accéder à l’eau potable et 19,6 % d’entre eux y accèdent après 60 mn. « En effet, 22,7 % des ménages ruraux sont à plus de 15 km d’une source d’eau potable et 21,0 % de ces ménages l’atteignent après 1 heure de temps.

L’analyse régionale montre que cette difficulté d’accéder est principalement à Mopti, Koulikoro et Sikasso où respectivement 30,1 %, 23,5 % et 20,8 % parcourant plus de 15 km », affirme Issa BOUARE Chef de Division des Enquêtes de l’INSTAT, Responsable Technique de l’EMOP. Toujours d’après cette enquête, les milieux ruraux des régions citées ont besoin d’une adduction en eau potable proche de la communauté.

Eau-Potable

« Les résultats de l’enquête montrent des taux d’accès à l’eau potable assez élevés au niveau de toutes les strates et ce quel que soit le statut de pauvreté. 99,8 % des ménages non pauvres à Bamako ont accès à l’eau potable. Quant aux ménages pauvres se trouvant en milieu rural, 73,8 % d’entre eux en disposent », ajoute M. Bouaré.

Harouna FOMBA, Journaliste scientifique

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