Environnement

La qualité de l’eau en danger au Mali, selon le Laboratoire national de la santé

L’eau est une substance vitale. Au Mali, selon une étude récente du Laboratoire national de la santé, la consommation du liquide précieux  présente plusieurs anomalies.

Plusieurs échantillons d’eau analysés par le Laboratoire National de la Santé (LNS) du Mali ont été prouvés non conformes à la consommation, informe Pr. Benoît Yaranga Koumaré, directeur dudit laboratoire. L’étude a été réalisée en 2015 sur la qualité des produits de consommation notamment les eaux en bouteille, les eaux de forages, des robinets et des puits,

L’eau de puits, précise Pr. Koumaré, présente le plus de danger. Selon la dernière étude de son laboratoire, sur cinquante (50) puits analysés, quarante-six (46) soit 92% ne sont pas conformes aux normes. Pour cause, le produit hydrogène appelé pH est inférieur aux normes et les teneurs en nitrites et nitrates supérieures aux normes. Les coliformes thermo-tolérants, explique Pr. Benoît Yaranga Koumaré, sont présents dans les puits.

Les eaux de forages, quant à elles, ont une non-conformité de 55%. Après la surveillance de cent trente-trois (133)  forages, soixante-onze (71) ne répondent pas aux règles de consommation. Ces forages présentent des teneurs de fer. Les nitrates sont analysées supérieures aux normes. Le produit hydrogène acide est, quant à lui, présent dans les eaux provenant des forages.

Enfin, les eaux en bouteille et celles des robinets ne contiennent pas beaucoup de danger. Sur un échantillon de soixante-dix-huit (78) eaux en bouteille, seulement quatre (04) restent non-conformes parce que le pH est supérieur aux normes. Selon le directeur du Laboratoire national de la santé, l’étude a touché deux cent vingt et trois (223) robinets. Seulement vingt-six (26) robinets ont été non-conformes. « Le produit hydrogène acide et la teneur en fer demeurent supérieures aux normes », conclut Pr. Benoît Yaranga Koumaré.

La qualité des produits de consommation (aliments, boissons, médicaments et eaux) importe les producteurs comme les consommateurs. « Des approches déontologiques, législatives, règlementaires et sanitaires sont nécessaires », propose le Directeur du Laboratoire national de la santé.

Sékouba Konaré, journaliste scientifique

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