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La lèpre au Mali : Peut-on guérir de la maladie ?

La lèpre est une maladie fréquente dans le milieu rural. Au Mali, l’introduction de la polychimiothérapie (PCT) dans le traitement de la lèpre, au début des années 1980, a révolutionné la lutte contre cette affection.

 Apparaissant sous forme de taches claires, la lèpre est une maladie infectieuse due à une bactérie appelée bacille mycobacterium leprae. Selon Dr Adama Dicko, dermatologue au Centre national d’appui à la lutte contre la maladie (CNAM), cette infection touche principalement la peau et les nerfs. Selon lui, la transmission de la maladie est interhumaine à travers des gouttelettes buccales ou nasales.  Actuellement, l’espoir est là,  le pays est passé des « Traitements à vie » à un traitement limité dans le temps avec possibilité de guérison. Pour la première fois la  maladie commençait à baisser au Mali. Toutefois, en Afrique la lèpre reste un problème de santé majeure.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il existe 2,8 millions de lépreux dans le monde… mais plus de 200 000 nouveaux cas dépistés chaque année, soit un toutes les 5 minutes…

Chaque année, la journée mondiale des lépreux est organisé le dernier dimanche du mois de janvier. C’est une journée consacrée à informer et à sensibiliser les populations sur cette maladie. Pour 2019, ce sera les 25, 26 et 27 janvier 2019. Deux associations œuvrent pour cette lutte : l’association Raoul Follereau et l’Ordre de Malte.

L’espoir avec la PCT

La polychimiothérapie est un traitement initié par l’OMS depuis 1981. A travers ce traitement, la lèpre paucibacillaire peut être guérie en 6 mois et la lèpre multibacillaire en 12 mois selon Dr Dicko.

De plus de cinq millions de cas au Mali au milieu des années 1980, le pays est passé à 265 661 cas déclarés en 2006 et 210 758 en 2015 selon l’étude du centre national d’appui à la lutte contre la maladie (CNAM) grâce au PCT.

Bien que le Mali ait atteint le seuil d’élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique, cette maladie reste encore un réel problème de santé publique surtout en milieu rural d’où provenait la majorité des cas.

Selon la fondation Raoul Follereau, la réalité et les chiffres sont tout autre lorsque qu’on se rend au cœur des zones isolées.

Hadjiratou Maïga

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