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Gestion des ressources en eau: le Mali se dote d’un logiciel innovant

Le logiciel sur le système national d’information sur l’eau (Sineau) a été présenté à ses principaux utilisateurs, mercredi dernier, à la direction nationale de l’Hydraulique. En lançant ce logiciel, le Programme conjoint d’appui à la gestion intégrée des ressources en eau (PCA-GIRE) veut centraliser toutes les informations, à la fois, sur la disponibilité des ressources en eau, mais aussi, sur les usages faits de ses ressources.

La situation hydraulique 2017-2018 est critique. Dans une présentation récente, le directeur national de l’hydraulique, Yaya Boubacar, sonne l’alerte. La pluie, explique-t-il, s’est arrêtée trop tôt cette année et le niveau du fleuve est bas. Un niveau jamais atteint depuis l’année 1984. Au regard de la situation, prévient le directeur, plusieurs impacts négatifs possibles sont envisagés. L’eau potable, la santé, le secteur agricole, le secteur de l’élevage et le secteur de la pêche sont concernés. Avec 35% de l’électricité nationale produit grâce aux barrages, l’hydroélectricité est aussi impactée négativement par la situation.

Selon les données du système national d’information sur l’eau, le Mali possède, pourtant, d’abondantes ressources en eaux. Ainsi, il ressort que notre pays possède 60,5 milliards de m3  d’eau de surface et 2 700 milliards de m3 d’eau souterraine. Le problème dans notre, c’est que l’exploitation continue des ressources n’a pas été accompagnée d’une stratégie opérationnelle de suivi et d’évaluation des ressources en eau pour une meilleure planification des actions de développement dans le secteur. Aujourd’hui, le suivi des ressources, à travers un système d’information intégrant tous les usages est devenu une préoccupation nationale majeure, selon la direction nationale de l’Hydraulique.

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Un système réactivé

Le logiciel du Système national d’information sur l’eau ne date pas d’aujourd’hui. Mais Sineau n’a vraiment jamais fonctionné, à hauteur de souhait.  C’est pourquoi, affirme Cissé Youma Coulibaly, coordinatrice du PCA-GIRE,  un consultant a été recruté pour diagnostiquer, puis identifier et corriger ses faiblesses et dysfonctionnements. Au finish, l’étude a permis la mise en place d’un système de collecte et de transmission des données et d’informations compatibles avec l’environnement du Sineau.

Le nouveau modèle du Sineau a été présenté par le consultant, Harouna Traoré. C’est une application qui fédère l’ensemble des informations sur l’eau au niveau national. Elle est alimentée spécialement par les différents points focaux qui sont des utilisateurs au niveau des structures partenaires». «Sans les points focaux, le Sineau ne fonctionnera jamais correctement», explique-t-il. Car, les données du Sineau sont actualisées par les 19 points focaux. Et c’est à partir de ses données que de la DNH centralisent toutes ces informations pour l’accès au grand public sur l’ensemble des informations sur l’eau au niveau national.

Cette nouvelle version du logiciel, assure le consultant, est beaucoup simplifiée pour une utilisation facile par les points focaux. L’application, conclut Traoré, sera améliorée au fur et à mesure des observations des points focaux.

@mamadou_togola

Je suis journaliste depuis janvier 2012. Après cinq années au Canard Déchaîné, un hebdo d'informations générales, j'ai rejoint le Journal Scientifique et Technique du Mali. J'écris aussi pour le site maliweb.net et je suis titulaire d'un diplôme de formation en alternance de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille.

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