Environnement

Décentralisation des fonds d’adaptation au climat : Mopti ouvre le chemin

La région de Mopti est à l’école de la décentralisation des fonds du Climat (DCF). Un projet de recherche-action et de plaidoyer qui appuie les populations locales au Mali et au Sénégal, afin qu’elles deviennent plus résilientes aux changements climatiques, grâce à des fonds d’adaptation localement contrôlés.

Le Mali, comme la plupart des pays sahéliens, fait face à des extrêmes climatiques qui se manifestent en sécheresses et inondations et c’est au niveau local que les mesures d’adaptation doivent être prises. C’est dans ce cadre que le projet « Décentralisation des Fonds Climats » (DFC) intervient dans les Cercles et régions administratives locales au Mali notamment Douentza, Koro et Mopti.

Dans ces localités la DFC pilote une approche leur permettant d’accéder aux fonds climat, afin de financer l’adaptation locale et d’intégrer la résilience climatique au sein de leurs systèmes de planification et budgétisation.

D’une valeur de trois cent millions (360 000 000) de F CFA, la Décentralisation des Fonds Climats fait partie du Programme de Construction de la Résilience et l’Adaptation aux Extrêmes Climatiques et aux Catastrophes (BRACED), financé par le gouvernement du Royaume-Uni, et mis en œuvre par la Near East Foundation (NEF) et l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED). « l’expérience a montré que les population locales les communauté locales sont souvent les mieux placées pour prendre des décisions de résiliences qui leur seraient les plus bénéfiques », constate Yacouba Dème, point focale de Near East Foundation pour le Mali.

Des investissements priorisés par les communautés

Ainsi des comités locaux qui incluront des femmes et d’autres personnes vulnérables au climat, détermineront les investissements à prioriser. « Le projet renforcera les capacités des pouvoirs locaux à gérer les fonds de manière transparente, responsable et efficiente », ajoute M. Dème.

En outre le Projet mettra en place en institutionnalisant des systèmes informatifs et des mécanismes de suivi. Cela pour mieux évaluer la manière dont ces investissements renforcent la résilience des communautés locales aux phénomènes climatiques extrêmes.

Harouna Fomba, Journaliste scientifique

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