Santé

Cancer du col de l’utérus

Malgré l’existence de moyens pour prévenir et dépister le cancer du col de l’utérus, la maladie continue de faire des ravages. Cette nouvelle campagne qui vient d’être lancé, va permettre de dépister le maximum de femmes  âgées de 20 ans  et plus dans le district de Bamako. La campagne va durer une année, et les femmes sont invitées à y  participer massivement pour vaincre ce mal qui les  tue silencieusement.  

« WEEKEND 70 » prévenir le mal chez les  femmes 

 «  Weekend 70 » c’est la toute nouvelle campagne qui vient d’être lancé au Mali pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. Lancée à l’initiative des femmes de Orange Mali en collaboration avec les spécialistes de la question, la campagne va permettre de dépister le maximum de femmes âgées de 20 ans et plus dans le district de Bamako. Les activités de cette campagne ont démarré vendredi 29 juillet dans tous les hôpitaux de Bamako, dans les six centres de santé de référence et les 27 centres de santé communautaires de la capitale.  Selon les statistiques fournies par les spécialistes, le cancer du col tue plus de 1000 femmes tous les ans au Mali. Ainsi pour lutter contre la pathologie, le gouvernement a consenti une subvention d’un montant de 200 millions de FCFA par an a précisé la ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Togo Marie Madeleine Togo. Ce montant, dit-elle, a connu une hausse en 2015 avec une allocation de plus de 300 millions de FCFA. A cela, s’ajoutent la création d’un service d’anatomopathologie pour le diagnostic cytologique et histologique. Elle a aussi mis l’accent sur les dispositions en cours pour l’introduction du vaccin contre le papillomavirus humain (PHV).

Son Excellence la première dame a affirmé que cette présente campagne trouve sa justification dans l’impérieuse nécessité de sensibiliser la population sur la prévention, le dépistage et les options de traitement du cancer du col en vue de réduire considérablement le nombre de malades et la mortalité lié au cancer. Elle a saisi l’occasion pour féliciter les Femmes de Orange Mali pour cette initiative et en a profité pour louer les efforts et l’engagement du PDG de Orange à soutenir cette campagne de dépistage. Par ailleurs, Mme Kéïta de relever qu’il s’agit là d’un défi. « Nous devons relever ensemble aussi bien dans nos villes que nos villages.

Nous devons informer et sensibiliser nos sœurs et nos filles à la maison, sur les lieux de travail, lors des rencontres de tontine, des baptêmes ou de mariages. Bref, nous devons mettre à profit toutes les occasions afin de les encourager à se faire dépister » a-t-elle ajouté.

Enfin, elle a lancé un appel à tous les acteurs de la santé : gouvernement, experts, associations de santé communautaire, partenaires techniques et financiers, ONG et associations féminines, à œuvrer ensemble dans une synergie pour que les jeunes femmes et filles de nos villes et villages ne succombent plus à cette maladie.

Pour rappel, l’infection par un virus, le papillomavirus humain (PHV), sexuellement transmissible, est la première cause du cancer du col de l’utérus. Depuis 2008, une vaccination préventive est proposée pour éviter la contamination par le PHV et est destinée aux jeunes filles âgées de 11 à 14 ans.

Le Mali doit intensifier la recherche pour optimiser à travers une approche transversale, la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles.

Ramata TEMBELY, Journaliste scientifique

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