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Agriculture: l’OPIB s’inquiète de la présence de la cécidomyie du riz

L’Office du Périmètre Irrigué de Baguinéda (OPIB) a lancé sa campagne agricole 2017-2018. C’était, dans ses locaux, le 13 juin dernier, en présence de nombreux agriculteurs.

Une campagne sur fond d’inquiétude pour les agriculteurs. Car, la dernière saison s’est révélée catastrophique à cause de la cécidomyie africaine du riz. «On s’attendait à récolter 6 tonnes de riz à l’hectare au cours de la campagne dernière, mais la présence de la cécidomyie nous a fait perdre plus de 3,5 tonnes», a indiqué Zan Bouaré, chef de Division et de Planification des travaux de l’OPIB.

Pour lutter contre la maladie, les agriculteurs sollicitent les conseils auprès des ‘’ médecins agricoles’’. Les experts de l’OPIB prodiguent des solutions au mal: changer le type de semence en adoptant des semences plus résistantes à la cécidomyie; utiliser les bio-pesticides et de l’engrais organique. D’autres techniques comme le SRI (Système de Riziculture Intensif) ont été fortement recommandées aux paysans. Aux dires des chercheurs, le SRI permet à un paysan qui utilise habituellement 70 kg de semence de riz pluvial à l’hectare, de n’utiliser que 10 kg pour un rendement estimé à 9 tonnes.

Connue pour survivre entre deux saisons, la cécidomyie africaine du riz, est une petite mouche qui fait des ravages dans 16 pays d’Afrique sub-saharienne. Elle serait apparue au Mali en 1980 avant de réapparaître en 1989 puis en 2000 causant d’énormes dégâts. L’année dernière l’insecte a été la cause de grandes pertes agricoles.

Jstm.org

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