Art

Adama Diarra, un fabricant autodidacte des monuments en ciment

Connu pour ses talents en fabrication, Adama Diarra conçoit des grandes jarres et des monuments uniquement en ciment depuis plusieurs années.

« Tant que je peux vivre, je créerai des modèles d’outils fabriqués en ciment». Cela résume Adama Diarra, fabricant de monuments en ciment. Avec plusieurs créations de monuments, lors du Sommet Afrique-France, il crée le monument de cette rencontre. Adama Diarra fait de la transformation avec le ciment.

Il commence le travail d’artiste à partir de 1985 aux côtés de Modibo Kourouma, un peintre bâtiment guinéen. Avec celui-ci, dit-il, qu’il fait ses tout premiers pas en construction et peinture des bâtiments avant de devenir fabricant d’objets. « J’exécutais respectueusement et sagement toutes les tâches qu’il me confiait à l’époque», rappelle-t-il.

Né en 1968 à Kita, Adama Diarra n’avait pas un « grand cerveau » et l’intelligence nécessaire pour poursuivre ses études. Il abandonne les bancs en 1984 pour se consacrer aux travaux manuels. Après s’être arrêté en 6ème année du cycle primaire à l’école de Kita I, il opte pour la peinture bâtiment aux côtés de son maitre, Modibo Kourouma.

De la peinture, Adama Diarra s’essaie à la fabrication des grandes jarres grâce à un de ses grands-frères venu de la Côte d’Ivoire. Depuis lors, il conçoit des jarres en ciment. « Les grandes jarres que je construis ne sont seulement faites pour conserver de l’eau, elles servent aussi à garder des céréales», souligne-t-il.

Pas tout, plus tard en 1999, il étend ses activités manuelles. Il s’intéresse à la fabrication des monuments et d’autres objets. « J’ai commencé la fabrication des monuments de tout genre il y a plus d’une dizaine d’années », estime-t-il. Il se dit autodidacte. « Mes premières créations de monuments ont beaucoup surpris mon maître. Ce dernier ne cessait de me dire que j’étais très curieux et inventif », renseigne-t-il. Grâce à ses nombreux produits en ciment, certains le surnomment « Adama Création ».

La suite dans le nouveau magazine du JSTM…

Sékouba Konaré, Journaliste scientifique

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