Assainissement

À Bamako, les ordures ménagères cherchent une destination finale

Les Groupements d’intérêt Économique  (GIE) poussent comme des champignons dans la ville, et de Bamako, capitale malienne. La plupart de ces GIE interviennent dans le ramassage des ordures ménagères  disposées devant les maisons familiales.

Au moins deux (2) GIE de ramassage d’ordures existent dans chacune des six (6) communes de la capitale.
Il n’est pas rare de rencontrer des charrettes chargées de déchets domestiques, tirées par des ânes, à la recherche de se dépotoires ne serait-ce que temporaire.

La gestion de ces déchets pose visiblement d’énormes problèmes  compte tenu du débordement des dépôts de transit, transformés constamment en dépôt de plus longue date avant de disparaître.

Nous pouvons déjà constater l’existence de dépôts d’ordures dans plusieurs lieux stratégiques de Bamako, notamment sur la colline de Badalabougou, abritant le campus universitaire, ou encore sur les abords des axes routiers menant du pont Fadh aux quartiers de Kalaban, Faladie et autres quartiers des communes 5 et 6 du district.

En 1989, une coopérative de femmes voit le jour, la COFESFA, Coopérative des femmes pour l’éducation à la santé familiale et l’assainissement. Financée par plusieurs ONG et ambassades, elle intervient principalement dans la gestion des déchets et des eaux usées au Mali.

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D’autres Groupements et associations d’assainissement de ce type ont vu le jour depuis. L’une des difficultés majeures réside dans le fait que les dépôts d’ordures sont réduits et la bonne utilisation des poubelles fait défaut.

« Nos agents sont confrontés à certains problèmes lors du ramassage des ordures ménagères, notamment celui de lieu pour le dépôt.  Souvent les lieux changent et c’est très loin, du coup nous sommes obligés d’augmenter les frais d’enlèvement », explique M. Dramé, régisseur du GIE Sema sanya, à Faladie Sema, un quartier en commune 6 de Bamako.

L’utilisation des poubelles en bonne et due forme est rare dans notre société. Nous assistons à des vols de poubelles pour en faire des récipients d’eau ou les utiliser pour d’autres usages. Ceci contribue énormément à la pollution puisque des familles utilisent des seaux non recouverts pour y garder leurs ordures « l’odeur est insupportable », intervient un passant devant une poubelle de ce type ouvert en plein air, après une grande pluie.

De nombreuses maladies épidémiologiques sont liées à la mauvaise gestion des déchets ménagers, dont le paludisme, le choléra, les diarrhées,  entre autres.

Diénéba DEME, Journaliste scientifique 

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